Les trois questions à poser à tout fournisseur.
- 01Où sont hébergées les données, et par qui ? Un pays, un prestataire, pas une formule rassurante.
- 02À quoi servent-elles, en dehors de me répondre ? Entraînement du modèle, amélioration du service, transfert à un tiers : la réponse doit être écrite dans les conditions, et le réglage visible dans le compte.
- 03Comment je récupère tout, et comment je pars ? Un export complet, dans un format lisible, sans délai ni frais surprise.
Si une de ces trois réponses est floue, vous avez votre réponse. Un fournisseur sérieux les a déjà écrites quelque part ; un fournisseur pressé vous renvoie à une page de confiance.
Hébergement en Europe.
Héberger en Europe ne règle pas tout, mais règle beaucoup : le droit applicable, la localisation des sauvegardes, la possibilité d’aller vérifier. Dans notre offre d’entretien, l’hébergement est en Europe, et les fichiers qui portent votre savoir restent dans un espace que vous possédez, ouvrables sans l’IA et sans nous.
La question se pose aussi pour le modèle d’IA lui-même. Certains modèles peuvent tourner sur un serveur en Europe ; d’autres sont appelés chez leur éditeur, parfois hors d’Europe. Ce n’est pas forcément disqualifiant ; c’est à savoir avant de brancher vos dossiers, et à écrire dans la charte.
Un détail qui n’en est pas un : les sauvegardes. Demandez où elles sont, à quelle fréquence, et qui peut les restaurer. Un hébergement en Europe avec des sauvegardes ailleurs n’est pas un hébergement en Europe.
Le modèle au choix.
Nous ne vendons pas de modèle d’IA et nous n’en recommandons pas un seul. Votre savoir est dans vos fichiers ; l’assistant est branché dessus ; le modèle est une pièce que l’on peut changer. Vous comparez les usages, la confidentialité et le coût, et vous payez les licences directement. Si un éditeur change ses conditions, vous changez d’éditeur, pas de méthode.
Pour une entreprise qui ne veut rien laisser sortir, un modèle installé sur votre serveur ou chez un hébergeur en Europe est possible. C’est un arbitrage entre coût, performance et tranquillité ; nous le posons avec vous pendant l’atelier, avec des chiffres à jour ce jour-là.
Ce qu’on ne confie pas.
La règle la plus simple tient en une liste. Elle se décide avec vous, pas à votre place ; voici celle que nous proposons comme point de départ.
- 01Les données personnelles qui n’ont rien à faire dans la tâche : coordonnées, situation, santé.
- 02Les pièces sous accord de confidentialité, et les appels d’offres en cours quand le règlement l’interdit.
- 03La paie, la comptabilité, la facturation : on s’y branche pour lire une information, on ne les confie pas.
- 04Les mots de passe et les accès. Jamais, sous aucune forme.
- 05Tout ce que vous ne mettriez pas dans un mail à un sous-traitant.
Tout le reste, rangé et branché, fait la valeur de l’assistant : vos modèles, vos méthodes, vos décisions, vos anciens dossiers. La liste des exclusions est courte parce que la plupart de votre savoir n’a rien de secret ; il est seulement dispersé.
La charte d’une page.
La charte n’est pas un document juridique. C’est une page, lisible par toute l’équipe, qui répond à quatre questions. Elle fait partie du Socle, et c’est souvent la pièce la plus utile du colis.
# Charte d’usage de l’IA — [Entreprise] ## Ce qu’on confie à l’assistant Nos modèles, nos méthodes, nos comptes rendus, nos anciens projets. ## Ce qu’on ne lui confie pas Données personnelles inutiles, pièces confidentielles, paie, accès. ## Qui relit quoi Devis : [nom]. Comptes rendus : [nom]. Envois client : [nom]. ## Où sont les données, et comment on part Hébergeur : […]. Modèle : […]. Export : […]. Mise à jour : [date].
Une page, affichée
Une page, affichée, relue tous les trimestres. Si une ligne change, tout le monde le sait. Et quand un client vous pose la question du début, vous avez la réponse sous la main, écrite avant qu’il la pose.

